Quand on
disait du Top14 qu'il cultivait le suspens bien mieux que le
spectacle, on en a eu une belle illustration ce week-end. Et qui
plus est, à tous les étages du classement.
En bas, c'est
la lutte, pas encore finale, mais presque, pour le maintien. Et
comme un mistigri, les clubs se refilent la 13ème place, synonyme
de descente en ProD2. Cette fois, c'est au tour de
Montauban de s'y
coller. Bourgoin, qu'on pensait dans le rouge sportivement, se
débat comme un beau diable pour arracher sur le terrain un maintien
que les Cassandres financières lui discutent sur tapis vert. On
constate un acharnement identique à garder la tête hors
de l'eau côté Bayonnais. L'effet Gajean semble réel, même si, ce
week-end, l'opposant Albigeois ne présentait pas la plus grande
difficulté.
Dans la
première moitié du classement, on assiste peut-être à une fin de
règne, celui du "BTP", qui rayonna sur l'élite durant toute la
première décennie du siècle. Si le "T" reste solide dans la
difficulté (
Toulouse), le B et le P sont à la peine.
Biarritz
et Paris restent mathématiquement en course pour les
"barrages" d'accession aux demi-finales du championnat. Mais leurs
revers respectifs Ã
Toulon et face aux Stade Toulousain
hypothèquent largement leur avenir.
On a vu,
souvent, rejaillir le feu sacré d'équipes paraissant en bout de
course. Mais il y a quelque chose d'inquiétant à voir ces deux
équipes, surtout côté parisien, alterner les bons et mauvais
résultats. Un défaut de constance qui n'est pas seulement lié aux
blessures et aux suspensions. D'ailleurs, les staffs des deux
équipes ne se cachent pas derrière ces arguments. On sent que
Biarritz comme Paris ne sont plus intouchables. D'excellentes,
elles sont - actuellement - de "bonnes" équipes, prenables comme le
sont des formations de milieu de classement.
Et si le vent
peut tourner, on se dit que la montée en puissance du RC Toulon et
du Racing métro pourrait s'accom ...