Marc
Lièvremont et Thierry
Dusautoir ont prévenu : le XV de France a décidé de prendre le
match de dimanche au sérieux.
Et ils ont raison de l'affirmer, au
milieu de l'effervescence que provoque la perspective de remporter
un Grand Chelem, qui plus est l'année du centenaire du Tournoi.
Depuis la victoire Ã
demi-convaincante des bleus contre le Pays de
Galles, il est assez
normal de se projeter sur le "crunch" du 20 mars prochain. Après
tout, l'
Italie n'a pas battu la France depuis 1997. Et encore,
c'était juste après le grand Chelem remporté par Titou Lamaison et
ses copains. On imagine bien que la motivation n'était sans doute
pas au rendez-vous grenoblois, il y a 13 ans.
Il est certain qu'une équipe de
France même un peu molle du genou devrait normalement
tranquillement s'adjuger une victoire synonyme de
"finale" du Tournoi dans 10 jours. D'autant que l'Italie se
présentera dans une formation qui ne sera pas, sur le papier du
moins, la plus forte possible. La seule absence de Sergio Parisse
la rend encore plus vulnérable qu'à son habitude.
Pour autant, méfions-nous de ces
cousins turbulents qui s'y entendent pour jeter une belle pagaille
sur le pré, quand on sait combien ce genre de comportement peut
faire déjouer les tricolores. A cet égard, on peut rapprocher
l'adversaire transalpin de celui des Highlands, qui partage
avec lui, outre la propension à  occuper le fond de classement
du Tournoi, une réelle capa
cité à faire naître le trouble
dans les rangs les mieux ordonnés, surtout quand ils sont frappés
du coq. Requinqués par leur succès face à l'
Ecosse, les hommes de
Nick Mallett voudront forcément prouver qu'ils sont mieux que des
sparring partners.
La lecture de la composition du XV
de France qui débutera dimanche ne laisse pas de doute sur la
volonté du staff tricolore de prendre le match au sérieux. Pas de
changements devant, deux derrière par rapport à la dernière
rencontre. Seuls Mathieu Bastar ...